Qui s’assemble, se ressemble – Le mimétisme du couple

Line et Gabriel, le mimétisme dans le couple

Pendant que sur la rue St Fé, Jacky s’enflamme et Pimkie prend l’eau, Adrianlifestyle et moi sommes confortablement installés au Starbucks Coffee pour une petite session de webdesign.

Derrière la vitre, les passants défilent. Chaussettes dans les sandales, vieilles à cheveux colorés pour-faire-jeune, joggings déchirés aux genoux exprès… Christina Cordula ne se remettrait jamais du style des marseillais. Tout à coup, un couple passe la porte. Nous les connaissons, mais ce qui nous frappe, c’est qu’ils sont incroyablement assortis.

Avez-vous remarqué comme certains couples sont semblables ? Comme si au début d’une relation, il fallait se fondre l’un dans l’autre pour s’accepter mutuellement. Ou devenir une part d’un « tout » pour enfin s’accepter soi-même. Ou bien est-ce la rencontre d’une personne avec qui on se sent tout de suite si intimement liée, qui nous permet d’enfin nous affirmer sans peur de jugement ?
Sans doute un peu de tout ça. L’admiration que nous avons pour l’autre nous pousse à vouloir lui ressembler. Alors à deux dans la même direction, nous nous sentons plus forts, comme si notre bulle d’amour nous rendait imperméable au jugement du reste du monde.

Tant que l’on ne tombe pas dans l’excès et que l’on reste conscient des défauts de l’autre, c’est normal (à mon sens) de vouloir « copier » ses aspects que l’on admire. Cela va de son humour si particulier, à ses valeurs qui nous font vibrer… Toutes les facettes de cette personnalité que l’on découvre, nous voulons nous les approprier un peu aussi.

Et ça peut aussi passer, tout simplement, par le style. Line et Gabriel sont parfaitement assortis. Mais évidemment, leur relation n’est pas basée là-dessus et ce couple complice partage bien d’autres choses !

Alors, qui n’a pas secrètement envie d’être en parfaite harmonie avec sa moitié ?

Line et Gabriel, le mimétisme dans le couple  Line et Gabriel, le mimétisme dans le couple  Line et Gabriel, le mimétisme dans le couple

En plus d’avoir une même passion pour les légumes, ces deux-là sont en osmose vestimentaire. 

En détails, le look d’un couple plein de swag…

Tenue du jour de Gabriel

Gabriel

Bonnet Carhartt
Pull Pull & Bear
Jean Levis 510
T-shirt et chaussettes H&M
Chaussures Red Wing
Lunettes Carrera

Tenue du jour de Line

Line

Bonnet Carhartt
Chemise Armand Thiery
Jean Pimkie
Chaussures Stan Smith
Lunettes Chanel
Veste Pimkie

Et vous, ça vous dit de ressembler à celui ou celle qui partage votre vie ?

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Étudier en Belgique, l’expérience d’Inès, future orthophoniste

Parfois, il est nécessaire de partir de France pour faire les études qui nous passionnent… Après le bac, Inès s’est installée en Belgique pour étudier l’orthophonie, elle nous raconte tout.

Photo de Inès étudiante en orthophonie en Belgique

Inès, parle nous de toi…

Je m’appelle Inès, j’ai 23 ans, je suis originaire de Marseille et je fais mes études d’orthophonie en Belgique, à Liège. Je suis actuellement en dernière année. Là-bas on appelle ça la logopédie. Dans ce domaine, les étudiants sont à 95% des filles, et certaines viennent même de très loin, comme l’île de la Réunion. Elles essaient d’abord d’obtenir un concours en France, mais elles doivent parfois finalement s’installer en Belgique (le changement de climat ne doit pas être facile à vivre, pour moi c’est déjà une vraie torture).

Qu’est-ce qui t’a poussée vers ces études ?

J’ai toujours voulu être orthophoniste; j’ai fait un bac littéraire, puis une année de préparation au concours en France. Celui-ci ne représente pas du tout les études d’orthophonie; il s’agit uniquement d’apprendre des tonnes d’informations, parfois utiles (sciences, grammaire), parfois moins pour la formation (culture (très) générale). Il faut bien trier les candidats d’une façon ou d’une autre… Sachant que le numerus closus est très faible : il y a un concours par académie et en moyenne seulement trente reçus sur deux mille candidatures. Ce concours est très aléatoire et très difficile (on m’a par exemple demandé l’année du décès d’Alain Bashung ou le nombre d’albums de Michael Jackson…). Pour ceux qui le réussissent, c’est parti pour cinq ans d’études (contre quatre il y a encore quelques années). Pour les autres, il faut recommencer.
Après avoir fait le tour de France des concours, j’ai vite compris que si je voulais exercer le métier de mes rêves, je devais partir.

Est-ce difficile de s’inscrire en Belgique ?

C’est un parcours du combattant administratif ! Il faut obtenir une équivalence du diplôme du baccalauréat avant une date précise pour qu’il soit valable dans toute l’Europe.
Ensuite en Belgique, il existe deux cursus distincts pour l’orthophonie : l’université en cinq ans, et la Haute Ecole en trois ans. À l’époque, il y avait un tirage au sort réservé aux non-résidents belges pour entrer dans l’un et l’autre.
Je n’ai pas été sélectionnée au tirage au sort, j’ai donc choisi de m’inscrire en fac de psychologie, qui a un tronc commun avec l’orthophonie. Je me suis dit qu’à la fin de ma licence je serais considérée comme résidente belge (automatique après 3 ans de résidence) et que j’aurais ensuite la possibilité d’intégrer une passerelle, et enfin le Master de Logopédie. Je suis encore étonnée de ma motivation à ce moment-là car il fallait compter six ans.
Heureusement, ce système (non conforme aux principes de l’Union Européenne) a changé pendant ma première année de psychologie. C’est désormais « premier arrivé, premier servi » : étant déjà sur place j’ai pu déposer mon dossier rapidement et faire ma rentrée en Haute Ecole l’année suivante.

Et depuis, comment se passe ta vie d’étudiante expatriée ?

Liège est une ville agréable, les belges sont des personnes accueillantes et sympathiques. C’est une ville étudiante très vivante où il y a beaucoup de français, en particulier étudiants en médical et paramédical (ça veut tout dire !).
Les études de logopédie sont assez intensives puisqu’elles ne durent que trois ans, donc tout est condensé : pendant leur durée, on met sa vie entre parenthèses, surtout quand notre famille et nos amis habitent loin comme dans mon cas.
En plus, j’ai un job étudiant dans un fast-food le dimanche pour aider mes parents à financer mes études… Cela ne me laisse pas beaucoup de temps libre.

Qu’est-ce que ce déménagement t’a apporté ?

Je suis partie de chez moi à dix-neuf ans un petit peu sur un coup de tête, un petit peu en touriste et j’ai grandi d’un coup. En un mois je suis devenue indépendante, moi qui était plutôt du genre plan-plan.
Et puis, ces études m’ont permis de faire des rencontres géniales : belges ou françaises, nous avons toutes une vraie passion pour ce métier.

Quelles erreurs de parcours aurais-tu pu éviter ?

J’ai le sentiment d’avoir perdu mon temps et mon argent en prépa. Cette année a été une source de stress et de fatigue vraiment inutile : à mon avis ces concours ne sont pas fait pour les jeunes bacheliers mais plutôt pour des personnes avec un minimum d’expérience de vie. Pas forcément adultes, mais ayant une meilleure capacité de travail et une grande ouverture sur le monde.
Je me rends compte maintenant qu’à l’époque je n’étais pas assez mature pour savoir de quelle façon procéder, je manquais clairement de curiosité et de méthodologie.

Maintenant que tes études touchent à leur fin, est-ce que tu vas revenir en France ?

Oui. En priorité pour obtenir l’équivalence de mon diplôme car les lois changent tout le temps, et j’ai peur que la France ferme la voie aux expatriés qui veulent revenir. Je ne veux pas prendre ce risque. Et bien sûr parce que ma famille, mes amis et surtout le soleil me manquent !

Une équivalence ? C’est-à-dire ?

L’équivalence consiste à effectuer plusieurs stages dans des domaines précis choisis par une commission en fonction de ceux qui n’ont pas été approfondis durant le cursus belge.

Tu n’auras pas de mal à entrer dans le monde du travail ?

Je ne pense pas rencontrer de difficultés. C’est un métier où il n’y a pas de chômage. Au contraire, il y a même une pénurie d’orthophonistes. Mais une énorme vague de françaises débarque des écoles belges et cela va permettre de renflouer la profession.
Pour le moment, les « listes d’attentes » des orthophonistes pour les prises en charge sont souvent de plusieurs mois donc tant mieux !
Ce qui facilite aussi l’intégration, c’est que nous pouvons travailler dans toutes sortes de structures (en cabinet libéral, hôpital, à domicile, maison de retraite,…), au contact de populations très variées, des nourrissons aux personnes âgées.

Au final, qu’est-ce que tu conseillerais au futurs orthophonistes ?

Je conseille à tous les jeunes motivés et passionnés de foncer parce que c’est une super expérience. Cela peut être très difficile moralement et j’ai vu beaucoup de françaises abandonner en cours de route et rentrer au pays. Soit parce qu’elles se sont rendu compte dès les premiers stages que ça n’était pas pour elles, soit parce que la distance était simplement trop dure à supporter dans des études aussi intenses. Il faut avoir les nerfs solides. Mais comme je dis à toutes les « nouvelles » avec qui j’ai pu discuter: « Si moi j’y arrive,… c’est faisable!! »

Merci Inès et bonne chance pour la dernière ligne droite !

En savoir plus sur le concours en France : le site devenir-orthophoniste.fr
En savoir plus sur la formation en Belgique : le site de la Haute Ecole de Liège

En bonus, Inès partage son « Petit Lexique pour survivre et ne pas passer pour un demeuré en Belgique »

Baraki : C’est une insulte. Un baraki est un homme ou femme à l’aspect douteux, très négligé, de la famille du « beauf ».
Biesse :
idiot(e)
Bloque :
session de révision avant des examens
Bourgmestre :
Maire
Brun :
Marron (ça peut paraître bête, mais ne vous avisez pas de demander le crayon marron à un enfant ; il ne comprendra pas, ou dans le meilleur des cas, vous corrigera)
Capoule :
Frange
Chique : Bonbon (un bonbon est un gâteau ATTENTION on ne plaisante pas avec ça!)
Crollé : Bouclé
Dîner : Déjeuner
Drache : Grosse pluie
Essuis : Serviettes de toilette
Fort : Très (ouais, au début, on a l’impression de discuter à une garden party)
Gsm : téléphone portable
Guindaille : Fête étudiante
J’ai bon là : je n’ai ni froid ni chaud, mon corps est à température parfaite.
Kot : logement étudiant
Latte : Règle
Mallette : Cartable
Moi bien : Moi oui (ex: – Tu aimes le chocolat? -Non -Moi bien!)
Nenni hein! : Non, non, non, je ne suis pas d’accord avec ça!
Nonante : Quatre-vingt dix (faut s’y faire)
Oufti : interjection qui ne veut rien dire, pour exprimer sa surprise ou son mécontentement. plus ou moins « Putain »
Plumier : Trousse
Poronne : Insulte envers une fille, synonyme de « pét*sse » ; ça peut néanmoins être amical.
Savoir : Pouvoir
Septante : Soixante-dix (oui, d’accord, c’est eux qui ont raison…)
Souper : Dîner
Tantôt : Tout à l’heure, à tantôt : à tout à l’heure
Tirette : Fermeture éclair

Selfie Tour : Le Bus le Temps des Cerises arrive à Marseille !!

Illustration Selfie Tour bus le Temps des Cerises

Bonjour !

Oyez oyez, en ce moment et jusqu’au 13 mai, le bus aux couleurs de la marque Le Temps des Cerises en partenariat avec Virgin Radio va s’arrêter dans huit grandes villes de France et trois de Belgique afin de recueillir vos précieux selfies ! Pourquoi précieux ? Et bien car chaque selfie publié avec le hashtag #letempsdescerises, équivaudra à un don de la part de la marque pour l’association Make-A-Wish qui réalise les voeux des enfants et adolescents malades.
Une autre bonne nouvelle, les 300 premiers à publier un selfie se verront offrir en remerciement un vêtement Le Temps des Cerises !
Cette opération solidaire me tient tout particulièrement à coeur puisque j’ai récemment rejoins l’association…
Alors rendez-vous le 22 avril devant le bus Le Temps des Cerises ! En plus, je serais présente avec les autres bénévoles de Make-A-Wish Marseille.

Estelle

Où prendre un selfie ?

Lille : RDV le 11/04 à 16h – Place de la République
Bordeaux : RDV le 15/04 à 16h – Allée de Tourny
Toulouse : RDV le 18/04 à 16h – Allée Paul Feuga
Marseille : RDV le 22/04 à 16h – Croisement de la rue Elizabeth et la Canebière
Cannes : RDV le 25/04 à 16h – Lieu à déf
Lyon : RDV le 29/04 à 16h – Place Antonin Jutard
Strasbourg : RDV le 02/05 à 16h – Place Dauphiné

Prêtes à conquérir le monde (de l’emploi) ? – Construire son cv en 5 étapes

Bonjour,

Aujourd’hui je finalise mes inscriptions pour la rentrée 2015. Pour ceux qui n’ont pas suivi, j’ai arrêté mes études après avoir eu ma licence pro de Design Numérique il y a bientôt deux ans, et j’ai finalement décidé de m’inscrire en master pour la rentrée prochaine.
Donc il m’a fallu, entre autre, mettre à jour mon CV, et je me suis dis qu’il pouvait être intéressant de le partager avec vous.

Illustration CV

Comment construire son CV ?

Première étape : Réunir toutes les infos

Sur un document notez le titre de votre CV (le poste recherché), votre cursus, vos expériences professionnelles (toutes !) et vos compétences. Notez le moindre petit stage d’observation ou gros projet de classe, surtout si vous n’avez pas beaucoup d’expérience. J’aime bien également mettre en avant quelques qualités en rapport avec le poste visé, par exemple en les incluant au titre du CV.
Ensuite, triez les informations pertinentes en fonction du poste que vous recherchez. Cela vous permettra de donner une cohérence au CV et d’accrocher le recruteur.

Deuxième étape : Classer

Faites une première partie Cursus, et notez-y vos formations de la plus récente à la plus ancienne. Il n’est pas nécessaire de remonter jusqu’au brevet ou de préciser que vous avez tenu un mois à la fac de lettres… N’oubliez pas que vous devez toujours vous mettre en valeur. S’il y a des trous d’une ou plusieurs années, le recruteur peut vous demander pourquoi. Essayez de contourner la question en expliquant que vous avez préféré vous consacrer à un projet personnel (voyage, oeuvre caritative, quête du meilleur hamburger de la ville…) mais surtout ne vous dévalorisez pas.
Créez ensuite une partie Expérience, en classant vos références toujours de la plus récente à la plus ancienne. Précisez les dates et l’intitulé de chaque poste. Personnellement, je développe toujours un minimum, en décrivant dans les grandes lignes les missions de chaque expérience. Cela peut être une bonne astuce pour donner de la matière à un CV qui vous paraît peu rempli. Je trouve que cela permet d’orienter les questions du recruteur et de mieux cerner vos compétences dès le premier coup d’oeil. Par exemple sur mon CV j’ai écris « Assistante pour une mission événementielle ». C’était une action ponctuelle mais qui m’a permis de mettre en pratique plusieurs compétences :

– Septembre 2013 – Assistante pour une mission événementielle
Missions : Pour une convention de 1200 personnes dans l’univers de la banque, aide à l’installation de l’événement et à son bon déroulement, gestion du flux des invités, des hôtes et hôtesses, distribution de goodies, …

C’est tout de suite plus intéressant et donne plusieurs pistes de discussion.

Troisième étape : Résumer ses compétences

Notez vos compétences en langues, en informatique, et tout ce qui vous semble pertinent pour le poste que vous visez. Ne mentez pas en vous disant bilingue espagnol si comme moi vous ne connaissez que le refrain de Porque te vas, ça finira par se savoir. Vous pouvez préciser « niveau scolaire » ou bien « lu, parlé, écrit » pour une langue que vous ne maîtrisez pas trop mal.
Enfin, il est toujours bienvenu d’ajouter une petite catégorie « centres d’intérêts » qui permet au recruteur de se faire une idée de votre personne. Soyez original, mais restez neutre : pas d’opinion politique ou religieuse.

Quatrième étape : Le design

Maintenant, il faut mettre tout ça en forme. Pas la peine d’en faire trop. Le CV doit tenir sur une seule page, être lisible et aéré.
En général on note les informations personnelles comme le nom et l’adresse en haut du CV, mais libre à vous de les mettre où vous voulez. J’avais par exemple créé un CV sur lequel ces informations étaient présentées comme une carte de visite en bas à droite, et j’avais ajouté un extrait de ma lettre de motivation pour équilibrer. Il avait eu son petit succès.
Si vous n’avez pas de compétences spéciales en graphisme, le plus simple sera le mieux.
Essayez de garder la même police sur l’ensemble du document et d’utiliser des tailles de 9  à 13 pour la lisibilité à l’écran ou imprimé.

Quelques petits conseils :

-Si vous comptez en mettre une, choisissez une photo lumineuse qui vous met en valeur, avec un fond neutre
-Utilisez 2 ou 3 couleurs maximum sur l’ensemble du CV
– Préférez des couleurs classiques en fonction de votre domaine
-Plutôt que changer de police, variez avec une même police (gras, italique, titres en majuscules…)
-Hiérarchisez l’information et restez cohérent (par exemple en écrivant tous les titres dans une plus grande taille, tous les intitulés de postes en gras, toutes les compétences en couleur…) pour faire ressortir l’essentiel
-Alignez les textes, faites des colonnes, utilisez des lignes pour faciliter la lecture

Cinquième étape : Finalisation

Une fois que tout est en place, vous pouvez exporter votre CV au format PDF pour pouvoir l’ouvrir sur un maximum de supports. Ensuite, imprimez le sur un papier de bonne qualité et un poil plus lourd que du papier classique pour le faire sortir du lot.

Et pour finir, quelques exemples de mise en page…

 Exemple de CV Exemple de CV Exemple de CV Exemple de CV

J’espère que ces petits conseils vous seront utiles. Bonne recherche !

Estelle

Le shampoing naturel, l’alternative au no-poo

Pois chiches

Photo prise sur le blog La Cachina

Bonjour !

Vous avez peut-être entendu parler du « no-poo », abréviation de « no-shampoo », ce mouvement qui consiste à réduire le nombre de shampoings et à n’utiliser que des produits doux. Certains recommandent d’utiliser, à la place du shampoing habituel, un après-shampoing, plus doux et moins agressif, d’autres conseillent carrément de ne plus se laver les cheveux du tout pendant une période donnée pour les soigner en profondeur (la « cure de sébum »)… L’objectif final étant d’espacer un maximum les lavages et de ne plus utiliser de produits industriels afin d’obtenir des cheveux plus forts, plus épais… bref, plus beaux.

Je ne sais pas vous, mais l’idée de ne plus me laver les cheveux du tout pendant plusieurs semaines me tente moyennement… J’ai donc essayé la technique de l’après-shampoing le temps d’un été, et c’était plutôt pas mal. Entre le sel de la mer, le sable et le soleil, mes cheveux étaient assez agressés et un bon rinçage avec un peu d’après-shampoing suffisait à les maintenir propres. Au retour à la vie urbaine, j’ai tenté de maintenir ces bonnes habitudes, mais entre la pollution et le Mistral mes cheveux regraissaient vite et l’après-shampoing ne faisait qu’alourdir mes racines.
Peu à peu j’ai repris mes mauvaises habitudes et maintenant je me lave les cheveux un jour sur deux avec shampoing + après-shampoing industriels et masque deux fois par mois = ni économique ni écologique, et en prime une grosse perte de temps le matin.

Heureusement, Véro était dans le même cas, ses cheveux regraissaient vite et ses pointes s’asséchaient à force de shampoings. Elle a trouvé une alternative écologique, économique et efficace : le shampoing naturel à la farine de pois chiche ! Car le pois chiche contient de la saponine, qui est un lavant naturel présent dans un grand nombre de végétaux.

Elle m’a invitée chez elle pour tester cette fameuse recette…

Les ingrédients pour ce shampoing tout simple :

-Eau, un fond de verre
-Farine de pois chiche, 3 petites cuillerées
-Miel biologique ou sirop d’agave pour les vegans, une petite cuillère (facultatif, pour plus de reflets et de douceur)
-Aloe Vera en gel, une petite cuillère (facultatif, pour la souplesse)

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Et pour l’après-shampoing :

-Eau, un verre
-Vinaigre de cidre ou vinaigre blanc, un verre
-Huiles essentielles (facultatif, pour l’odeur !)
-Une bouteille pour tout mélanger et verser

Les étapes :

– Pour les cheveux secs, commencer par un masque nourrissant, par exemple à l’huile de coco.

Photo huile de coco

– Mélanger l’eau et la farine de pois chiche jusqu’à obtenir une consistance de pâte à gâteau (ajouter plus ou moins d’eau ou de farine, à l’oeil).

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– Ajouter le miel et l’aloe vera, mélanger encore.

– Mouiller les cheveux, pas besoin de les tremper… Il faut qu’ils soient bien humides.

– Appliquer le shampoing comme une coloration, en massant bien les racines. Pas besoin d’en mettre beaucoup sur les longueurs.

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– Bien rincer. Ne pas s’inquiéter si les cheveux ont un effet cartonneux et s’il reste des petits grains de farine, c’est normal.

– Préparer l’après-shampoing en mélangeant tous les ingrédients dans la bouteille prévue.

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– Verser sur les cheveux.

– Laisser poser entre trente secondes et une minute.

– Rincer à l’eau.

– Au moment du séchage, tous les grains de farine restants partiront ! À vous les cheveux de sirène !

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Les bienfaits

-Nettoie naturellement, donc écologique
-Donne du volume
-Ravive la couleur (pour cheveux colorés ou non)
-Economique

Le point négatif

-La préparation n’est pas très pratique à transporter et à utiliser

Ma copine Véro m’a convaincue et je vais donc m’y mettre !! Elle conseille de se laver les cheveux avec cette recette environ deux fois par semaine et d’alterner avec d’autres shampoings bio pour varier les bienfaits. Pensons un peu à la planète et à nos cheveux ;)
Pour trouver de la farine de pois chiche et les autres ingrédients, rendez-vous sur Aroma-Zone, ou dans vos magasins bio préférés !

Estelle

Une soirée à l’Opéra

Bonjour !

Marre de sortir au même endroit et de voir les mêmes têtes ? Pourquoi ne pas changer un peu: allions divertissement et culture, en passant une soirée à l’Opéra de Marseille !

Mercredi dernier Line et moi avons eu la chance de recevoir deux places pour Tosca, de Giacomo Puccini. Début du spectacle à 20h précises.

« Séduisant, passionnant, intense de bout en bout, voilà peut-être le seul opéra au monde dont le succès public fut immédiat et ne s’est jamais démenti »

Tosca Visuel

15h30 – Arrivée chez moi. Détendue, décidée, j’ouvre mon placard et en sors ma petite robe noire préférée. Elle est encore dans sa housse depuis son dernier passage au pressing.

15h32 – Drame. Le pressing a @&?ùé ma robe. Les coutures ont fondu, elle est importable. J’ai d’autres robes noires mais c’était ma préférée.

15h35 – J’envoie des sms paniqués à Line.

15h45 – Je sors toutes mes autres robes mais moi, je voulais celle-là.

16h – J’arrête de bouder et je me résigne à porter ma robe noire toutes-occasions. Celles que je sors pour… toutes les occasions, puisqu’elle va avec tout. Le seul problème c’est que j’en ai marre d’être habillée pareil sur toutes les photos. Je mets mes talons.

Avant/Après : tout est dans le détail...

Avant/Après : tout est dans le détail…

16h15 – Non, décidément je ne sais toujours pas marcher avec des talons. Je les mets dans un sac et j’enfile mes bottines pour sortir.

16h30 – Je rejoins (enfin) Line au Starbucks.

16h45 – Nous passons tellement de temps ici qu’on nous propose d’acheter des gobelets réutilisables pour les laisser sur place, sur notre étagère attitrée. Personne n’a de marqueur, nous emportons les gobelets.

17h25 – Nous allons au Jardin Montgrand parce que Line a lu mon précédent article et est tombée amoureuse des biscuits personnalisés.

18h25 – Nous arrivons chez Line. Elle me montre ses progrès en twerk, se change, je me maquille et on fait décongeler des brocolis et chauffer de l’eau pour les pâtes.

19h30 – 19H30 ?????????? Les pâtes sont tout juste cuites, les brocolis tout juste tièdes. Je propose de verser ça dans nos gobelets Starbucks et de manger en route.

19h35 – Nous courons, un gobelet dans une main, une fourchette en plastique dans l’autre et les talons dans le sac.

19h38 – Nous mangeons nos pâtes-brocolis de façon raffinée à l’arrêt du tramway qui n’arrive pas. Nous sommes observées et (sans doute) enviées.

légende

On ne sait pas ce qui se remarquait le plus…

19h52 – Arrivées à Belsunce, nous courons et les pâtes semblent, après coup, être une mauvaise idée.

19h56 – Nous nous arrêtons dans un recoin tout près de l’Opéra pour changer de chaussures et vérifier qu’il ne nous reste pas de brocolis entre les dents.

Accueil VIP à l'Opéra

Accueil des VIP à l’Opéra

19h58 – Nous montons l’escalier avec grâce, le tapis rouge semble avoir été installé pour nous.

20h – Nous entrons dans la salle, nous trouvons (à peu près) nos sièges. Nous nous installons et les lumières s’éteignent. Le premier acte commence.

21h – Fin du premier acte. C’était captivant et Line s’est reconnue dans le personnage de Tosca, « la femme jalouse ». Adina Aaron, qui l’interprète, est très belle et a une voix splendide. Tous les autres personnages sont très bons aussi. Line a une préférence pour Spoletta, j’aime la voix chaude de Mario Cavaradossi. Les beaux jeux de lumières donnent au décor pourtant immense une ambiance intime.
Il y a un buffet dans le hall, mais nos pâtes-brocolis ont suffi à nous caler. Le bâtiment est magnifique et nous regardons de haut ceux qui sont venus en jean-baskets. Certes, chacun fait ce qu’il veut (ou ce qu’il peut), mais lorsqu’on a une occasion de bien s’habiller, pourquoi ne pas en profiter ??

22h – Déjà le second entracte ? ça passe trop vite ! Cette fois nous ne bougeons pas, pour profiter du décor magnifique. Nous sommes au deuxième balcon et de là-haut, la salle est réellement impressionnante (depuis notre place, nous voyons bien à la fois l’orchestre et la scène).

22h45 – La tension insoutenable est renforcée par les percussions. Comme pour Roméo et Juliette, nous savons parfaitement comment cela va se terminer pour Tosca et Mario mais nous ne pouvons pas nous empêcher d’espérer une autre tournure… Nous sommes agrippées chacune au bras de l’autre, le stress monte, nous attendons le miracle salvateur…

22h55 – Bon, pas de fin alternative, mais un final grandiose et émouvant. Nous applaudissons jusqu’à ne plus sentir nos mains.

La soirée est terminée et nous rentrons chez nous avec une seule envie, aller voir encore plein d’autres opéras…

Estelle

Informations pratiques : le site de l’Opéra de Marseille.